Embarquement au Népal et au Tibet

18 octobre 2007

Katmandou (Népal), jeudi 18 octobre 2007

En route vers le Népal

   Ca y est, nous voilà repartis ! Après une halte super sympathique en France, juste le temps de voir un peu la famille et quelques copains et bien sûr de faire une cure de fromage-vin rouge, nous repartons vers de nouvelles aventures. Visiblement tout le monde s'imaginait que nous n'avions rien mangé au cours des premiers six mois de notre voyage, et que nous n'allions pas non plus nous nourrir au cours de notre séjour asiatique. Bref, durant cette escale française, nous n'avons fait que manger. Il était temps de repartir pour ne pas prendre 10 kilos !  Le premier pays où nous allons séjourner est le Népal mais pour cela nous atterrissons d'abord à Delhi en Inde le mercredi 10 octobre à 23h. Nous rejoindrons la frontière népalaise par la route, la distance n'est pas énorme.

   Ce n'est pas la première fois que nous venons à Delhi mais l'arrivée à l'aéroport est toujours impressionnante. Les premiers pas dans l'aérogare, une fois les bagages récupérés, donnent déjà une bonne impression de l'ambiance locale. Plusieurs dizaines voire une centaine de personnes attendent à la porte des arrivées internationales. C'est assez effrayant comme première vision même si la majorité attendent quelqu'un en particulier. Les chauffeurs de taxi se succèdent en tout cas pour proposer leur service pour rejoindre le centre-ville. Nous lançons donc nos premiers " no, thank you " pour refuser leurs offres : il y a fort à parier que ce ne seront pas les derniers dans cette partie asiatique de notre voyage !

   Les arnaques étant paraît-il très courantes avec les taxis privés (ils n'emmènent pas forcément au bon hôtel ou réclament des sommes exorbitantes), nous achetons un billet de taxi pré-payé à un guichet dans l'aéroport. Le prix est fixe, le chauffeur pointe à la sortie du parking et nous n'avons qu'à lui donner ce ticket où figure notre destination.

   Le trajet se passe bien même si notre chauffeur est un fou du volant. Il double sans arrêt, ne respecte bien sûr aucun feu rouge et roule très vite. Là encore, ça nous met bien dans l'ambiance du pays ! Il nous emmène bien dans le quartier désiré mais il veut nous déposer dans un hôtel de son choix. Nous protestons, ayant déjà réservé une chambre dans un autre établissement. Sachant qu'il ne touchera pas de commission, il nous débarque alors à l'entrée d'une ruelle en nous disant que notre hôtel se trouve au bout. Heureusement, nous connaissons déjà les lieux et nous nous rendons vite compte que c'est faux. Ca n'est pas difficile : à l'entrée de la " bonne " ruelle se trouvent des toilettes publiques que nous ne voyons pas dans le passage indiqué par le chauffeur. Nous nous orientons sans trop de problèmes et quelques 200 mètres plus loin, l'odeur inimitable de la pissotière nous le confirme, nous sommes bien arrivés à la maison ! Nous pouvons enfin nous coucher.

   Le lendemain, nous émergeons assez tard. Nous n'avions pas beaucoup dormi ces derniers jours en France et la fatigue se faisait sentir. L'objectif principal de la journée est d'acheter un billet de train pour Lucknow, une ville un peu plus à l'est sur la route du Népal. Ca paraît facile comme ça n'est pas forcément le cas en Inde. Nous sortons donc pour avoir notre premier contact avec la rue, c'est toujours quelque chose ici.

   Des voitures dans tous les sens, des rickshaws à moteur (en vert et jaune) ou à pédale, des vélos, des gens partout sur le trottoir ou au milieu de la rue : c'est le délire !

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   Pour traverser une rue il faut regarder absolument partout, sachant que ça n'est jamais le tour du piéton.
   Les odeurs sont également très marquantes. On passe d'un instant à l'autre d'une odeur de poubelles (oui la rue est sale), à une odeur de curry excellente pour repasser à une odeur de pisse à la limite du supportable vite masquée par l'odeur d'encens qui se dégage des étalages des vendeurs de fruits. Des pissotières sont installées un peu partout dans Old Delhi, comme dans cette rue sur la photo ci-dessous. L'idée est plutôt bonne mais le nettoyage ne suit pas et du coup les odeurs sont terribles !

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   Nous sommes également accostés par beaucoup de gens, surtout des rickshaws qui veulent nous emmener à droite et à gauche ou des gens qui veulent nous vendre quelque chose ou nous aider à trouver notre chemin... Il vaut mieux avoir l'air sûr de soi mais nous remarquons qu'on nous colle moins une fois que nous disons que c'est la troisième fois que nous venons en Inde. Bref tout cela n'est pas de tout repos mais il faut dire que ce quartier de Delhi est peut-être l'un des pires du pays au niveau harcèlement du touriste.

   Nous retrouvons quand même l'un des très bons côtés de l'Inde en allant au restaurant. Notre premier repas ici est divin. Nous mangeons des dosais, qui sont des sortes de crêpes remplies de légumes au curry, une spécialité d'Inde du sud. Un vrai délice, et pour trois fois rien.

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   Ensuite, direction la gare. Pour acheter son billet le plus simple est d'aller dans un grand bureau qui reçoit essentiellement les touristes au premier étage du bâtiment. Nous y sommes déjà allés lors de notre voyage précédent donc il n'y a pas de souci pour le trouver mais il ne faut pas écouter les différents rabatteurs qui sévissent autour de la gare et tentent d'envoyer les gens vers des agences privées.

   Nous réservons des places dans un train de nuit qui part de Delhi à 22h et arrive à Lucknow vers 7h du matin. Nous avons donc quelques heures devant nous pour nous balader dans Old Delhi.

   C'est sûr, le spectacle est dans la rue dans ce pays. Nous marchons dans des rues assez étroites et donc totalement bouchées. Le bruit est infernal entre klaxons et moteurs. On retrouve le même mélange d'odeurs que le matin. Il faut parfois jouer des coudes pour avancer quand même les vélos sont bloqués.

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   Mais nous passons quand même en très peu de temps devant une mosquée, un temple jaïn et un temple sikh : la religion ou plutôt les religions ont une importance énorme ici et ça se voit tout de suite. Et même au milieu du bordel ambiant nous voyons de jolies choses.

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   Nous tombons d'ailleurs sur la fin d'un défilé très coloré qui mettait en scène les différents dieux du panthéon hindou. Des acteurs représentent in vivo ces dieux, c'est une bonne occasion pour nous de réviser. Alors lequel est Krishna ? Laquelle est Radha ? Et Shiva dans tout ça ? En tout cas les costumes sont magnifiques et l'on se régale à les prendre en photo.

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   A la fin de cette journée bien remplie nous récupérons nos sacs à l'hôtel et nous dirigeons vers la gare. Rassurez-vous, notre train couchette offre un très bon confort, pas comme celui de la photo suivante.

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   Il faut juste penser à enchaîner son sac à la couchette pour ne pas se le faire voler pendant la nuit mais sinon ces wagons-lits de classe intermédiaire sont d'excellents moyens de transport .

   Le lendemain matin nous arrivons à Lucknow.

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   Après un peu de repos à l'hôtel nous nous promenons dans les rues de la ville. Nous repartons dès le lendemain pour la frontière népalaise donc nous avons pas le temps d'aller explorer quelques monuments qui se trouvent au nord-est de la ville. C'est dommage car les quartiers que nous explorons ce vendredi après-midi ne nous plaisent pas énormément.

   Le samedi, une grosse journée de transport nous attend. Nous enchaînons côté indien un train et un bus pour gagner la ville frontière de Saunali.

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   Si le train est de nouveau très confortable, le bus est quant à lui horrible. Il est totalement bondé et la route est très mauvaise, spécialement au début de ces 3h30 de trajet. Et encore nous pouvons nous estimer heureux d'avoir des places assises.

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   Finalement, nous passons la frontière et quittons le territoire indien. Mais ce n'est qu'un au-revoir car nous y reviendrons dans un peu plus d'un mois et pour y rester un bon moment cette fois.

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Posté par Clem et Flo à 15:38


19 octobre 2007

Katmandou (Népal), vendredi 19 octobre 2007

Safari au Népal

   Une fois arrivés au Népal le samedi 13 en fin de journée, nous nous employons à gagner le village de Sauraha. Il n'est pas très éloigné de la frontière mais nous n'y parvenons que le lendemain midi après avoir passé la nuit à Butwal, une petite ville à 30 kilomètres de la frontière : les bus publics sont loin de battre des records de rapidité dans le pays.

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   Nous avons décidé de faire de Sauraha notre première étape népalaise pour visiter le parc national de Chitwan dans cette région qu'on appelle le Teraï. Et non, il n'y a pas que des montagnes au Népal ! Dans les plaines de basse altitude, le climat est même tropical.

   Le lundi matin de bonne heure, nous partons accompagnés de deux guides pour passer deux jours dans la jungle. Nous commençons par une courte descente sur la rivière Rapti en canoë en essayant d'apercevoir des animaux. La chance nous sourit, en plus d'innombrables oiseaux, nous pouvons admirer un beau rhinocéros qui prend son bain et un gavial, le crocodile local.

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   Peu de temps après, nous débarquons et commençons à marcher. A en juger par le nombre d'empreintes visibles sur le sol, il y a énormément d'animaux sauvages dans le coin. Clément est content de constater que ce n'est pas lui qui a les plus grands pieds : le rhino (ci-dessous) ou l'éléphant le battent largement.

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   Nous poursuivons notre progression dans la jungle pendant une bonne partie de la journée. Ce n'est pas toujours facile, surtout quand nous devons traverser un bras de rivière. A une occasion, nous devons quitter nos chaussures : au milieu du cours d'eau, nous avons de l'eau jusqu'à mi-cuisses (enfin, je parle pour Florence) et sur la berge nous nous enfonçons dans la boue jusqu'au genou. A l'issue de cette traversée, nous sommes un peu surpris de voir nos guides manifester autant d'empressement à vouloir nous rincer les jambes : certes nous sommes sales mais nous supposons que ce n'est pas fini ! En fait, il s'agit de nous débarrasser d'éventuelles sangsues qui pullulent dans la région. Ces charmantes bestioles qui vivent dans les herbes humides se collent à nous ou nos vêtements pour se glisser sur notre peau jusqu'entre nos orteils pour y sucer notre sang. Inspection obligatoire, donc !

   Notre balade se poursuit mais on ne peut pas dire qu'elle soit vraiment passionnante. A cause de la végétation, majoritairement constituée d'herbes hautes, nous ne voyons pas grand-chose. Par moments nos guides doivent nous frayer un chemin en écartant les herbes avec leur bâton. C'est logique, la mousson se termine et c'est l'époque où ces plantes sont les plus élevées.

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   En fin de journée pourtant, la végétation s'éclaircit un peu et la chaleur diminuant, les animaux sortent s'abreuver. Nous pouvons ainsi admirer ces cerfs ou ce bébé rhino venu boire en compagnie de sa maman.

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   Près de notre gîte du soir se trouve une ferme d'élevage de gavials. Ces crocodiles sont menacés d'extinction et la ferme a pour vocation d'amener le plus grand nombre de ces reptiles à un âge où leurs prédateurs se font moindres et où ils peuvent être relâchés dans la nature. Nous avons ainsi l'occasion de voir de plus près ces drôles de bêtes à la mâchoire curieusement fine et cylindrique.

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   Près de la ferme se trouve un enclos hébergeant un tigre du Bengale, le seigneur de la jungle. Il est assez difficile à apercevoir dans la nature car il sort surtout la nuit mais le spécimen en cage est trop mal adapté à la vie sauvage pour être relâché et est donc facile à observer.

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   Après environ 10 heures de marche et 25 kilomètres (ça fait un bon entraînement pour le trek à venir !), nous arrivons enfin à notre étape du soir, un groupement de maisons perdues dans la jungle. La soirée sera courte : les pannes d'électricité sont fréquentes et il faut prendre des forces pour le lendemain !

   Au réveil cependant, c'est la catastrophe : il pleut à torrents. Nous patientons en espérant que ça se calme mais il faut bien prendre une décision. Au lieu de rentrer à Sauraha en marchant dans la jungle comme c'était prévu, nos guides nous proposent de rentrer...en bus ! Nous hésitons un peu, nous aurions évidemment préféré marcher mais apparemment il y a beaucoup de rivières à traverser sur le parcours et la perspective d'avoir de l'eau jusqu'à la taille en luttant contre le courant n'est guère réjouissante. Nous optons donc pour le bus.

   Ca n'est tout de même pas de tout repos. D'abord il faut rejoindre l'arrêt du bus en suivant un chemin complètement détrempé. Nous sommes vite mouillés malgré nos ponchos.
   Ensuite, le trajet est mémorable. Le véhicule est minuscule et chaque cm³ d'espace est rempli de bras, de coudes et de sacs. Enfin, il faut prendre un rickshaw pour finir le voyage, le bus n'allant pas jusqu'au bout. Cela nous permet de constater qu'un sari et la pluie n'empêchent pas de monter à vélo.

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   En milieu d'après-midi, alors que nous sommes de retour à Sauraha et que nous désespérons de voir cesser la pluie, celle-ci s'arrête enfin. Heureusement car nous avions prévu une balade à dos d'éléphant et nous sommes contents de pouvoir la faire en étant au sec. Un beau soleil finit même par se lever et nous embarquons à bord de notre éléphant. Pas de souci pour grimper, il existe des " tours " prévues pour cela !

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   S'ensuivent alors deux heures de promenade très agréables. Nous voyons à nouveau beaucoup d'animaux, notamment des singes et des rhinocéros que nous pouvons approcher de près sans craindre de nous faire charger.

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   Pour couronner le tout, alors que notre monture nous ramène au village, la chaîne himalayenne se détache soudainement dans le ciel lavé par la pluie. La vision des pics enneigés au-dessus des rizières et de la jungle est tout simplement fantastique. Nous ne pensions pas que les montagnes étaient visibles depuis le Teraï !

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   Nous sommes ravis de nous être arrêtés dans cette partie du Népal que nous ne connaissions pas et de pouvoir découvrir un autre aspect du pays. Il va désormais être temps pour nous de rejoindre Katmandou car notre tour au Tibet débute dans quelques jours et l'agence de voyages a besoin de nos passeports pour les visas.

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Posté par Clem et Flo à 14:53

29 octobre 2007

Katmandou (Népal), lundi 29 octore 2007

Katmandou au Népal

   Le mercredi 17 octobre au matin nous quittons le parc Chitwan, direction Katmandou, la célèbre capitale du Népal. Nous prenons un bus spécial pour touristes pour gagner du temps et être un peu plus confortablement assis. Malgré cela, le trajet prend pas moins de 7 heures alors que la distance à parcourir n'est pas énorme. Ca promet pour nos prochains déplacements dans le pays...

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   Nous avons quand même de la chance à l'arrivée : le bus nous dépose à 200 mètres de l'hôtel où nous voulons aller. Nous n'aurons pas à marcher très longtemps avec nos sacs sur le dos, ce qui est la meilleure façon d'attirer les rabatteurs des hôtels qui sont évidemment très nombreux ici.

   Nous ne trouvons pas de place dans l'hôtel prévu mais celui d'en face, tenu par un Français, nous accueille sans problème. Nous sommes un peu en retrait par rapport au quartier très touristique de Thamel, où sont situés la plupart des guest-houses, restaurants et agences pour les voyageurs.

   Nous partons cependant nous y promener rapidement car nous devons passer à l'agence qui nous organise le tour au Tibet. Cette première promenade dans les rues de Katmandou est loin d'être une partie de plaisir. Nous avançons difficilement entre motos, voitures, rickshaws, vélos et piétons tant les embouteillages sont denses et parce que, bien sûr, il n'y a pas de trottoir. Le bruit des moteurs et les klaxons incessants rajoutent aussi une touche sonore à cet enfer. Depuis notre dernier passage ici il y a cinq ans, la circulation a explosé, c'est fou !

   Ce n'est d'ailleurs pas le seul changement qui nous saute aux yeux. Thamel semble s'être beaucoup agrandi. Les enseignes de restaurants, bars, hôtels, agences, services de blanchisserie, boutiques de souvenirs, bref tout ce qui est nécessaire au touriste de base, pullulent. Nous gardions un souvenir plutôt bon de ce coin de la ville mais là nous réalisons la chance que nous avons de loger loin de tout ça.

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   Après une vingtaine de minutes dans le chaos des rues (cela suffit largement pour en avoir ras-le-bol), nous trouvons notre agence. Depuis Katmandou, il est impossible d'entrer au Tibet en voyageant en indépendant car l'ambassade de Chine ne délivre pas de visa individuel. Nous sommes donc obligés de passer par un tour organisé de manière à obtenir un visa de groupe. Nous serons un peu moins libres que d'habitude mais tant pis, la perspective de voir un tel pays vaut bien quelques désagréments.

   Le problème c'est que le patron du tour-opérateur nous a envoyé un mail il y a quelques temps nous annonçant que les derniers départs au Tibet avaient été annulés car les Chinois ne donnaient pas de visas depuis 10 jours, à cause, semble-t-il, d'exercices militaires près de la frontière. Nous venons donc aux nouvelles un peu anxieux et nous n'avons pas la réponse définitive tout de suite. Nous devons patienter jusqu'au jeudi soir, quand les Chinois aurons confirmé la délivrance du visa... Suspense !

   En attendant de savoir si nous partirons ou pas, nous nous promenons le jeudi 18 dans des quartiers plus intéressants que le ghetto à touristes. Et là nous retrouvons la magie de Katmandou. Les Népalais, qu'ils soient hindouistes ou bouddhistes sont très croyants. En se promenant au hasard des rues on rencontre énormément de petits temples et de petits stûpas (comme sur la photo de droite). Les gens viennent y prier et déposer des offrandes, spécialement le matin et en fin de journée.

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   La grande place historique et religieuse de Katmandou se nomme Durbar Square. C'est une succession de temples, de pagodes et de statues de tailles et de formes diverses construits pour la plupart entre le 16e et le 18e siècle. Malgré leur âge tous les édifices sont très bien conservés et il règne sur la place une atmosphère extraordinaire.

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   Loin d'être un quartier-musée comme cela aurait très bien pu être le cas, Durbar Square déborde d'activités. Des touristes sont toujours présents bien sûr mais la foule des Népalais qui viennent prier les dépasse. De plus, de nombreux étals où l'on peut trouver tout et n'importe quoi, du souvenir aux fruits et légumes en passant par des vêtements sont installés le long de certains temples.

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   S'asseoir en haut d'un temple et observer la vie sur la place est un moyen fantastique de passer le temps. Tout le Népal semble représenter ici, sous nos yeux et ces odeurs d'encens si marquantes plongent littéralement dans un autre monde. Voilà le Katmandou que l'on aime.

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   En fin d'après-midi nous retournons à l'agence : c'est bon, l'ambassade a donné son feu vert et nous partons le samedi matin à Lhassa. Nous ne resterons qu'une semaine là-bas au lieu des dix jours prévus mais ce n'est pas grave. C'est un soulagement car nous aurions été très déçus de ne pas pouvoir effectuer ce petit voyage au Tibet.

   Tôt le vendredi matin, nous partons visiter un autre lieu très important de la ville. C'est un grand stûpa, situé sur une colline à l'est du centre-ville, portant le nom de Swayambunath. C'est un peu le symbole du Népal tant les photos de ce site sacré à la fois pour les bouddhistes et les hindouistes sont connues. Dès le pied de la colline, des fidèles se prosternent devant des statues de Bouddha.

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   Ensuite de grands escaliers, peuplés de nombreux singes mènent à un promontoire où le stûpa se dresse fièrement. La montée est rude mais elle permet une bonne approche du lieu et de son ambiance.

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   Après quelques minutes d'effort nous pouvons contempler ces célèbres yeux qui scrutent la vallée de Katmandou.

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   Les gens vont le tour du stûpa, dans le sens des aiguilles d'une montre évidemment (voir Tintin au Tibet : " Toi passer à gauche, Sahib ! "), font tourner des moulins à prières et s'arrêtent de temps en temps déposer une offrande en face de petites statues.

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   C'est là encore un grand moment d'une visite au Népal. Pas de chance pour nous, la vue n'est pas très dégagée ce matin. Il nous faudra revenir pour voir les montagnes !

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Posté par Clem et Flo à 07:08